izakayan experience

Ma coloc’ Sophie et moi retrouvons notre amie Tomoe qui veut nous faire découvrir ce soir un quartier étudiant de Tokyo: Ekoda.

En marchant dans les petites ruelles commerçantes, Tomoe nous commente le mode de vie du coin: où les gens font leurs courses, grignotent un morceau, déjeunent, quels établissements ils fréquentent, etc…

Elle nous emmène dîner dans un izakaya qu’elle fréquentait étudiante, au bon rapport qualité/prix. Arrivées devant le restaurant japonais, avec ses banderoles et ses lampions, nous faisons coulisser la porte et là…

On se prend de plein fouet le brouhaha sonore des jeunes. Au Japon, on a souvent l’habitude du calme dans les endroits publics, alors là je vous assure que cet effet ne vous laisse pas indifférent.
Je n’ai jamais expérimenté d’ambiance aussi bruyante jusqu’à maintenant, sauf lorsque l’on passe devant les salles de pachinko. (Si leurs portes s’ouvrent à votre passage, vous sentez littéralement une explosion sonore traverser vos oreilles.)

Bruyant mais sympathique. J’adore!

Nous enlevons nos chaussures devant l’estrade pour nous installer sur de petits coussins posés sur les tatamis devant la table.

Je sens qu’on va passer une soirée g-astronomique! ^^

La carte est entièrement en japonais, évidemment. Tomoe nous fait donc sa sélection en habituée des lieux. Puis, petit à petit, les plats s’amoncèlent sur la table.

Des sashimis au tofu moelleux à souhait, en passant par des petits plats de poisson mijotés ou de l’edamame, on se régale!

Le thé est souvent offert, comme l’eau, je commande un umeshu (la liqueur de prune ayant la réputation d’être l’alcool préférée des femmes japonaises grâce à sa douceur). Les filles commandent une bière, la plus populaire des boissons.

Allez, on trinque! Kanpai!

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La note? Je sentais que c’était un peu salé par rapport à ce que je dépense d’habitude. Je n’ai jamais payé plus de 7 à 10 euros un repas complet (plateau avec soupe, plat, boisson, condiments).
Ici, on a payé environ 30 euros chacune. On sent que ça fait cher, mais comparé à tout ce qu’on a englouti, l’équivalent en France serait de l’ordre de 90 euros.
Le plat ne dépasse pas 380 yens. Pour moins de 4 euros vous avez un poisson entier mijoté ou des tranches de sashimi…

En tout cas, si vous souhaitez partir au Japon, je vous conseille vivement d’essayer les vrais izakayas en compagnie de Japonais, on s’immerge totalement dans la culture.

Après ce délicieux dîner, nous sortons marcher dans les ruelles piétonnes du coin. Tomoe nous propose d’aller à un petit café qu’elle connaît bien.

Nous montons au deuxième étage d’un immeuble ordinaire (on n’aurait jamais pu deviner la présence d’un café ici si nous n’étions pas accompagnées) et entrons dans une salle où grince le parquet sous les tables et bar en bois. Avec son petit côté taverne, l’endroit est adorable; la serveuse prépare les commandes avec minutie.

Au Japon, j’apprécie l’attention portée à toute chose pour la perfectionner.
Ici par exemple, le café est préparé comme il se doit, à la bonne température, avec la bonne dose de crème ou de lait, servie dans des tasses en porcelaine dignes d’un film de Miyazaki ou de l’ère victorienne.
Je vous rassure, vous n’attendrez pas non plus des heures pour obtenir votre commande. On se perfectionne oui, mais on ne traîne pas. On prend le temps qu’il faut et on sert vite les clients. (D’ailleurs, les serveurs vous demanderont toujours de les excuser pour l’attente avec cette expression: Omatase shimashita.)

Nos tasses arrivent donc en moins de 10 minutes.
Je n’exagère pas quand je dis que « je me délecte de ce breuvage ». En France, je n’avais pas encore goûté un café aussi bon.

Je vois un étudiant posé plus loin sur son ordinateur. Tomoe nous indique que beaucoup d’entre eux viennent étudier ou lire ici. Le calme et la petite bibliothèque près de la porte créent presque le genre « café littéraire ».
J’y trouve le livre du Petit Prince décliné en plusieurs langues et entouré de produits dérivés. C’est l’autel du Petit Prince ici?
En fait, cette histoire est vivement appréciée dans le pays du Soleil Levant où la version japonaise est déclinée sous le titre d’Oshino Ojisame (Le Prince des Étoiles). Une raison de plus d’aimer la France, me direz-vous.

Nous sortons et retrouvons une amie de Sophie et Tomoe, Sanae, dans un autre petit café caché au fond d’une petite allée.

Trouver du franponais (fautes et utilisations maladroites de mots français) est une activité comme une autre au Japon, on peut tomber sur des merveilles. Ici, je trouve ceci.

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Après cette excellente soirée, nous rentrons toutes à Tōkyō, en reprenant le train de la station d’Ekoda.

 

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Cette entrée a été publiée le novembre 3, 2010 à 23:38. Elle est classée dans cuisine, mon séjour de 2010, petites soirées entre amis, tokyo districts et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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