ekiben: le goût du voyage

Les gaijin que nous sommes connaissons bien le bento, mais pas forcément l’ekiben.

Qu’est-ce l’ekiben? Formés des mots eki (gare) et bento (boîte-repas), c’est tout simplement les bento que l’on se procure dans les gares au Japon. Qu’ont-ils de si spécial? Et bien il existe un engouement autour de ces boîtes car elles représentent essentiellement les spécialités de la ville ou de la région de la gare, et offrent au voyageur une étape culinaire intéressante lors de son passage. Rien qu’à la station de Tōkyō sont exposés plus de 170 genres d’ekiben de différentes régions et jusqu’à 20.000 unités sont écoulées par jour!

On sait bien que les Japonais privilégient les instants de contemplation, au point où il existe des évènements construits autour, comme le fameux hanami, la contemplation des fleurs de cerisier au printemps, indétrônable voire même sacré dans le mode de vie japonais. (Il existe même la contemplation de la lune, tsukimi, donnant lieu à des matsuri en automne.)

Les voyages en train sont aussi source d’une certaine nostalgie, c’est un moyen de transport très apprécié des Japonais depuis son introduction dans l’archipel. Lorsque le Japon s’est ouvert au commerce avec l’Occident, l’une des premières choses qui ont fasciné les entrepreneurs était le train, qui depuis a connu un développement surprenant (comme la naissance du train à grande vitesse en 1964 avec le shinkansen).

Depuis 1930, les ekiben font feu et permettent de promouvoir les produits du terroir, tout comme en France on achèterait des caramels en Normandie ou du vin bordelais. Avec le côté pratique du bento, c’est l’idéal pour le voyageur désirant prendre son repas durant le voyage.

L’ekiben est ainsi un bon moyen d’allier la contemplation des paysages qui défilent aux découvertes des saveurs locales. Sans oublier les emballages ou étiquettes de ces boîtes, dont beaucoup sont friands, comme le célèbre collectionneur Tsuyoshi Uesugi, devenu spécialiste et guide d’ekiben. Fier d’une collection de 10.000 étiquettes dont les plus anciennes datent du début du 20ème siècle, il propose des circuits en train afin de découvrir ses ekiben préférés, et a aussi écrit un livre sur le sujet.

Ces étiquettes sont entièrement répertoriées sur son site en japonais, mais une page en anglais permet de s’y retrouver un peu quand on ne lit pas la langue.

Un autre livre sur l’art des emballages d’ekiben a été publié en 1989, en anglais cette fois-ci et écrit par Junichi Kamekura, Mamoru Watanabe et Gideon Bosker.

Photo sources: Sagano train 1, Sagano train 2, ekiben tako, ekiben book, 1968 ekiben label.

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Cette entrée a été publiée le novembre 20, 2013 à 21:00. Elle est classée dans cuisine, japon traditionnel, mode de vie et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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