le confort de la cuisine nippone ou « washoku »

C’est officiel, la gastronomie japonaise est entrée dans le Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco depuis ce 4 décembre 2013, après la gastronomie française en 2010. Le Washoku représente la culture culinaire japonaise incluant les méthodes de préparation et la présentation des mets. L’engouement autour du Nouvel An par exemple représente bien l’esprit du Washoku.

« Le washoku est une pratique sociale basée sur un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de pratiques et de traditions liés à la production, au traitement, à la préparation et à la consommation d’aliments. Il est associé à un principe fondamental de respect de la nature étroitement lié à l’utilisation durable des ressources naturelles.

Les connaissances de base ainsi que les caractéristiques sociales et culturelles associées au washoku sont généralement visibles lors des fêtes du Nouvel An. Les Japonais préparent divers mets pour accueillir les divinités de la nouvelle année : ils confectionnent des gâteaux de riz et préparent des plats spéciaux joliment décorés, à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique.

Ces plats sont servis dans une vaisselle spéciale et partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Cette pratique favorise la consommation d’ingrédients d’origine naturelle et de production locale tels que le riz, le poisson, les légumes et des plantes sauvages comestibles.

Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku, comme le bon assaisonnement des plats cuisinés à la maison, se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas. Les associations locales, les enseignants et les professeurs de cuisine jouent également un rôle dans la transmission des connaissances et du savoir-faire, par le biais de l’éducation formelle et non formelle ou par la pratique. »

Description officielle du Washoku sur le site de l’UNESCO

J’en profite aussi pour revenir sur les points essentiels de l’étiquette à table au Japon, notamment avec les baguettes (hashi). Si vous ne les connaissez pas, ce n’est pas un problème majeur mais c’est grandement apprécié.

Avant tout, ne plantez jamais vos baguettes dans vos aliments ou dans un bol de riz, et ne passez pas votre nourriture de baguettes en baguettes. Ces gestes sont généralement accomplis lors de rites funéraires, d’ailleurs n’oublions pas que nos amis Japonais sont assez superstitieux.

Ne les utilisez pas non plus comme un couteau et une fourchette pour couper vos aliments, ils ne sont pas faits pour. Ne jouez pas avec les aliments ou avec les baguettes. Pointer quelqu’un avec ses baguettes est très mal vu, tout comme tirer un plat vers soi ou le repousser avec, voire mordiller/lécher le bout des baguettes.

Ne soyez pas indécis au moment de prendre votre nourriture (en tournoyant les baguettes en l’air par exemple). Enfin lorsque vous n’utilisez pas vos baguettes, ne les posez pas sur votre plat, mais sur le repose-baguettes, toujours côte à côte, jamais croisées. S’il n’est pas fourni, posez-les sur le plat le plus bas, et de préférence parallèlement au rebord de la table.

Autres notions d’étiquette à table:

  • Tout comme notre « Bon Appétit! » en début de repas, les Japonais disent « Itadakimasu!« . Cette expression est un signe de reconnaissance pour tous ceux qui ont contribué à apporter les plats, de l’agriculteur au cuisinier, et bien sûr le sacrifice des animaux.
  • En fin de repas, ce sera un « Gochisō sama deshita » (un simple « Gochisō sama » suffit si vous ne pouvez pas tout mémoriser). Cette formule revient à un remerciement après avoir bien mangé qu’on pourrait traduire par « Merci pour le festin » ou « J’ai bien mangé ».
  • Ne portez pas à votre bouche des aliments qui gouttent ou avec de la sauce qui dégouline, et ne mettez pas votre main en dessous.
  • Je faisais inconsciemment une chose bien appréciée des Japonais: finir son bol jusqu’au dernier grain de riz. J’ai vu une amie le faire lors de mon séjour à Tōkyō, sa grand-mère lui a inculquée cette valeur qui est une façon d’être reconnaissant envers les producteurs de riz (dont le métier est loin d’être facile).
  • Il est d’usage de ne pas se servir à boire. Il suffit de servir un voisin de table qui le fera de suite pour vous. Assurez-vous que les verres de vos convives soient toujours remplis et trinquez avec la formule « Kanpai!« . Cependant ne tintez pas les verres de sake, contentez-vous juste de les lever.

Il existe quelques formes d’étiquette mal vues en Occident mais tolérées dans une partie de l’Asie, notamment au Japon. Ne soyez pas étonné de voir des Japonais aspirer bruyamment leurs nouilles (udon, soba…), c’est signe qu’ils apprécient leur plat. Si un client ne le fait pas, le chef pensera que le plat préparé n’est pas bon.

Porter un bol de soupe à sa bouche est aussi très commun, pour boire sa miso ou le bouillon de rāmen.

Ça donne l’eau à la bouche tout ça. Sur ce, bon appétit! (^^)/

Featured image source: Japan Times

Photo sources: Japanzine, Japan Lover Me (submission by panda-penguin), macha parfait in bamboo, Japanese food 1, Japanese food 2.

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Cette entrée a été publiée le décembre 15, 2013 à 19:59. Elle est classée dans évènements, cuisine, dans l'air du temps, japon traditionnel et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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